Le 25 octobre 2017

   C'est une notion qui me touche beaucoup : ma première crise maniaque venait d'elle .....Je voyais le mal partout, je devais le combattre, mais il était insidieux et malin alors je ne savais comment faire, j'avais déployé des stratégies de guerre .... Bref c'est l'affolement de la peur du mal qui m'a fait plonger en grande partie . Donc, je ne peux pas dire que le mal n'existe pas pour moi, il est bien là, mais il est nécessaire à l'existence du bien, il est seulement utilisé à tord et à travers, n'importe ou, n'importe comment dans ce monde !

Abordons les notions de binômes existentiels ; Le mal permet le concept de bien, il le met en exergue , il le protège en quelque sorte en lui donnant toute sa portée ; je dis souvent que la haine est un amour inversé ,( le désespoir de l'amour, sa menace , sa négation, le ressenti d'être mal aimé ), elle doit sortir quand l'amour est en grand danger, elle le fait souvent, c'est pourquoi il y a beaucoup de divorces , elle n'est pas comprise comme telle par le commun des mortels et pourtant, elle montre la même passion que l'amour , c'est l'expression de la déception de l'amour ; c'est  son contraire , qui montre la puissance du sentiment de manque d'amour . C'est pareil pour la violence et  la douceur , tous les binômes  existentiels . Sauver un homme tuer un homme , c'est plus dur à comprendre et pas à la portée d'un non initié ; les deux sont liés pourtant, combien de médecins , pharmaciens .... ont tué en voulant sauver ?  Combien de psychopathes ont cru sauver en tuant ?  Combien de criminels ne se reconnaissent pas comme tels parce qu'ils n'ont aucune notion du mal et du bien et sont perdus complètement dans la conduite à tenir en ce monde ? Ils tuent parce que l'empathie n'est pas dans leur éducation , ils ne voient que leur être ! Leur a t-on montré autre chose ? Nous y voila ; L'éducation nous donne une notion du mal et du bien qui s'incruste en nous, j'ai gardé celle que l'on m'a donnée dans les grandes lignes ; tu ne tueras point.... C'est bien ancré, heureusement, mais lorsque notre vie est en danger et que donner la mort est le SEUL moyen, que faut il faire ? La fin ne justifie t-elle pas les moyens ? La mort de celui  qui veut notre mort peut être nécessaire . La violence peut être la seule défense du concept de douceur , quand,  dans l'instant une victime est violentée, ne faut -il pas combattre l'agresseur ? Je ne suis pas pour les qualités uniquement et le tout amour, les défauts sont des qualités supérieures, dangereuses mais nécessaires à la garde des qualités.

Tout ce qui existe est utile , il faut juste savoir doser ce qui est dangereux en fonction des besoins extérieurs , cela pourrait faire des écoles d'apprentissage de vie . Je suis contre le passage de toutes les qualités supérieures dans l'inconscience sans possibilité de rappel en conscience, elles doivent rester dans l'inconscience en gardien du bien , du respect universel du bien de soi et d'autrui . Notre inconscient veut  nous servir à ça, c'est son rôle mais il ne veut pas servir de poubelle ; uniquement de débarras, il ne faut pas se moquer de lui , il faut savoir utiliser les qualités supérieures pour défendre l'humanité. En ce sens, je suis différente de beaucoup de gens, et je dis que le diable est le meilleur ami de dieu, c'est son gardien, il faut seulement le comprendre, savoir son utilité , savoir s'en servir même si sa maison reste l'inconscience, il est noble , c'est un gardien fidèle si on respecte son utilité et la reconnait ; il faut juste se familiariser avec lui, pour en faire un allié secret de Dieu .

Je sais, j'y vais fort ! Mais, c'est mon idée, ce n'est pas en  fuyant le diable qu'on le maitrise, ni en fuyant sa folie, ne faisons pas l'autruche, un jour, il faut grandir . Et il n'y aura plus d'ennemis, tout le monde travaillera pour la bonne cause, notre pire ennemi deviendra notre meilleur allié car il nous montrera nos erreurs de dosage de qualités . Chaque don sera utile . En tant qu'infirmière, le mal physique ressenti est souvent la recherche d'un meilleur bien, un passage obligé , une étape, comme un pallier pour aller plus loin dans le bien être et c'est valable dans le mental, la bipolarité est un passage, une recherche de meilleur être, sauf que changer sa personnalité  revient à modifier la répartition entre inconscience et conscience et la brèche qui se creuse alors entre les deux ne se referme pas aisément, puisque l'inconscience plus intelligente que la conscience donc plus forte, éprouve trop de satisfaction à sortir au grand jour, et ne veut plus rentrer dans sa niche .  

Enfin, vous comprenez pourquoi le mal n'a pas pour moi une si mauvaise presse que ça, c'est seulement l'innocence, la maladresse, la méconnaissance, la peur qui le rend horrible. Lorsque l'on comprend , tout devient simple et évident , tout prend sa place, tout est bien fait, tout est utile . L'humanité a encore beaucoup à apprendre pour maitriser  " Lucifer ", mais après elle fera sa propre lumière .Il n'y a rien de mieux que la pratique mais elle est irréversible, le virtuel peut être un bon moyen, sexuel par exemple pour maitriser la luxure . Chaque qualité supérieure mérite un apprentissage, une école , l'éducation s'en charge bien sur mais les expériences de vie bien plus, et le virtuel pourrait accélérer encore, conçus par des pro , pour aider à trouver plus vite la sagesse et le bonheur, surtout pour les malades .  En fait, il faut avoir une juste notion de ce qu'il convient de faire , en soi .Comment le dire autrement ?  Une conscience équilibrée en liaison avec le bien universel ? Comme on a une juste oreille ...Une juste concience qui s'équilibre avec une inconscience optimale, une complicité, parfois un dialogue, tout bas, je vous le conseille, pour ne pas sembler fou ! .Cela revient à équilibrer sa conscience , inconscience correctement et c'est beaucoup plus facile quand l'éducation le fait d'office, tout semble évident . Mais lorsque qu'on le fait soit même comme je l'ai fait, on morfle beaucoup car il faut aborder son inconscience et sa folie, mais si on y parvient, on peut alors expliquer aux autres le mécanisme d'équilibrage de la conscience .  

  Si on a cette conscience ajustée à l'univers, peut être équilibré avec le "noyau" de vie, cette justesse spirituelle ( proche de la justice ) , alors, le mal ne devient que le gardien du bien,( en dernier recours ) il ne sert qu'à le protéger, parce que l'on ne s'en sert que pour ça . Mais de multiples combinaisons restent possibles, par exemple multiplier le sexe réel avec respect plutôt que de se brimer et devenir un potentiel violeur quand l'inconscience surgit . Chacun se connait, et est différent de l'autre, c'est la subjectivité . Tu ne jugeras point ?