Mon livre

 

Il me semble que je dois commencer logiquement par mon enfance, elle est loin déjà. J'étais la dernière des trois filles, gâtée il me semble par maman … Mais ça paraît si normal à un jeune âge. Je veux bien parler de moi, mais je ne veux pas faire le procès de mes parents , pas dans un livre , bien sur ça va être difficile . Je l'ai déjà fait maintes et maintes fois dans ma tête et aussi devant eux ! Pourtant, je sais qu'on fait tous de notre mieux ! Pardon, si parfois, je me fais encore juge !

 

Je pense avoir été une petite fille capricieuse avec ma mère, qui m'écoutait beaucoup, et que je n'écoutais pas ... mais j'avais peur de mon père, qui était autoritaire et surement déjà bipolaire . Il avait la main facile .Je cherchais pourtant à lui plaire, je l'adorais adolescente comme surement beaucoup de filles adorent leur père . Pourtant, je passais des soirées à le contredire, ça a toujours été mon fort, la parole, mais l'acte restait mort . A croire que j'ai toujours eu peur de l'acte parce qu'il était irréversible, mais surtout je crois parce que mes parents, mon père m'avait communiqué son angoisse de l'avenir . Cela fera de moi, une penseuse plutôt qu'une actrice de ma vie .

 

Pas d'accord avec les idées rétrogrades de mes parents, qui me semblaient égoistes, j'avais des rêves de partage humanitaire qui se sont retrouvés, bien plus tard, dans mes manies . Je tiens alors un journal, avec un langage un peu particulier, imagé, torturé , d'adolescente incomprise, imaginant des viols fabuleux, résultat d'une interdiction de sortir avec des garçons . La vie commence déjà mal, la réalité s'estompe pour un imaginaire faux, complètement inversé , entretenu par la passion d'une télé à l'époque, souvent à l'eau de rose .

 

Je me souviens alors, que mon esprit bascula, que je ne me montrais plus telle que j'étais, sincère, avec des demandes claires, mais codées . Je testais les autres, je ne demandais rien en pensant que j'allais obtenir ce que je voulais , comme s'ils devaient lire dans mes pensées ! J'ai eu une adolescence compliquée, j'avais peu d'amies, et celles que j'avais, étaient marginales . L'une rêvait de stars, elle voulait épouser Michel Sardou, puis John Travolta, puis Mel Gipson … L'autre était férue de gym , plutôt solitaire mais bonne étudiante . Je passais des journées à danser avec la première dans sa chambre sur Saturday Night Fever .

 

Mon cerveau devient compliqué , j'écrivais des poèmes sur mon mal être, je m'isolais de la gente masculine parce que mon père avait surpris mes sœurs ainées avec des garçons, et qu'il en avait fait un drame . Je jurai donc de ne pas faire pareil, car, je ne voulais plus le voir pleurer dans mes bras . Les hommes devenaient objets de désirs interdits . Cela marquera ma première rencontre avec l'homme .

 

En me lisant , je me rends compte que j'étais déjà hypersensible, tout événement me marquait . J'avais surement une prédisposition à la bipolarité, une hypersensibilité .

 

Je ne veux pas m'étaler sur ma vie, quelques événements valent la peine d'être écrits, mais loin de moi , l'intention de faire une autobiographie . J'ai trop de pensées à divulguer , qui m'intéressent bien plus .

 

On peut en venir à la rencontre avec mon mari . J'avais 20 ans, je suis sortie en boite sur un coup de tête, j'ai pris la voiture familiale, et j'ai dit ; « Je sors ! » C'était comme une crise, personne n'a rien dit, il n'y avait rien à dire …J'en avais le droit, j'en avais l'âge , mais si peu d'expériences ! Je suis allée à une boum, un filon de mon beau frère instituteur, ou j'ai rencontré mon futur mari , son collègue de l'Ecole Normale .

 

Je pense que j'ai retrouvé le père, avec en plus, la sexualité permise . Une terrible attraction, qui ne m'a pas quittée. Malgrè que l'esprit disait ; «  Ce n'est pas celui là !  »  Encore une relation compliquée, je lui ai écrit une lettre, lui disant toutes nos différences, avec l'intuition que ça n'irait pas … Mais, il disait qu'il était gentil, qu'il saurait se faire aimer, et moi, dans mon esprit compliqué je me disais que nos différences pourraient être une très grande richesse, qu'on pourrait s'apporter l'un à l'autre , de plus, je ne pouvais pas le quitter . Ce fut un signe, je n'ai jamais pu .

On s'est apporté beaucoup l'un à l'autre, mais notre vie fut une dispute perpétuelle .

 

Après coup, je me dis qu'il m'a beaucoup changée en bien, il m'a donné son sens de l'humanité que j'avais perdu, celui que je revendiquais avec mon père, lors de longues soirées d'hivers … Et que j'avais fini par perdre … A force ? Mais mon esprit a craqué, le sien a été plus fort, de plus de logique, d'une éducation attenant plus à la réalité . Mon mari était un homme de terrain, qui avait eu beaucoup d'amis, et avec eux la possibilité de connaître l'être humain dans sa vérité . Moi, j'étais déjà partie dans l'imaginaire … Quand j'ai compris que j'avais tort , je ne l'ai pas supporté . Mon mari m'a sauvée de l'égoisme, mais il m'a quand même fragilisée dans une remise en cause .

 

Je m'explique, mon mariage n'étant pas au top, le bonheur tardant : nos personnalités incompatibles, je m'épanchais auprès d'un ami de mon mari …C'était mon épaule, mais lorsque sa femme l'a quitté , je me suis sentie responsable et encore plus quand il a eu son cancer foudroyant après son divorce, je me suis sentie mauvaise, mon mari avait raison, et j'ai voulu me changer complètement, changer ma mentalité, et avec une force surhumaine, j'ai débloqué . Là commence ma première manie, en décembre 2002 le 21 . Une révolution cérébrale .

Ma rencontre avec monsieur G fut déterminante aussi, c'était un cerveau ,il me faisait voir la petitesse du mien . Un maître à penser, un médecin formateur précurseur …Tous ces facteurs se multipliant pour amplifier ma réaction et mon désir de me changer complètement .

Mon père venait aussi d'avoir un cancer du colon, j'en voulais au monde entier, j'aurais voulu une médecine sans faille, j'exécrais l'erreur médicale, je voyais les médecins comme des arrivistes, uniquement préoccupés de leurs argents, le monde me semblait pourri, et ma première manie relatait la guerre du bien contre le mal . J'étais bien sur déterminante. Je voyais le mal partout, j'étais affolée, je déployais des stratégies , des challenges qu'il fallait que je réussisse pour gagner cette guerre ! Ce fut la plus forte et la plus horrible de mes manies . Ma fille fêtait ses 12 ans, on avait 20 invités, ma sœur m'écoutait délirer et pleurait à flots, les enfants étaient plus ou moins écartés à l'étage, je refusais le traitement, et on m'emmena de force aux urgences, maintenue par 4 hommes de la famille . L'affolement redoubla, j'avais mes deux enfants en face de moi, en imaginaire, l'un des 2 était le mal, l'autre le bien ; Je devais démasquer le mal . C'était atroce . Ce fut le pire moment . Après, la camisole physique, les piqures qui faisaient mal, le sommeil …. et la piqure qui revenait tout de suite après, dans mon ressentiment ….Pourquoi, vous me mettez ça ? Je ne suis pas méchante ! Je ne veux rien de mal ! J'essayais de m'échapper de la camisole, je réussis presque, tant j'étais maigre ! L'infirmière n'en revenait pas … Puis, l'immonde, l'urine dans la camisole, les excréments … Pour emmerder le monde ! Je suis tombée jusque là ! Une bête .

 

J'ai eu deux hospitalisations, la première de 5 jours en 2002, et la deuxième de 10 j en 2010 .

 

C'était pourtant, une guerre contre moi même que je faisais . J'avais été méchante, le mal était en moi plutôt que dans mes enfants, mais c'est tellement difficile à admettre, à comprendre .Tout était déformé, symbolique . L'éducation de mon mari avait eu raison de la mienne . J'étais une sale gamine, belle et rebelle, orgueilleuse, vénale, (mes parents voulait que j'épouse un médecin , nos parents le voulaient pour leurs 3 filles ) mais était ce si mal ? Les parents ne désirent -ils pas tous le meilleur pour leurs enfants ? On peut seulement reprocher, même si je le fais à contre cœur, le bourrage de crâne ! Les bipolaires veulent tout maitriser par peur de l'avenir, peut être, et mon père et son père devaient être bipolaires par leurs comportements, excessifs et tyranniques . Mon grand père paternel disait ; «  On élève les enfants comme on élève un chien ! » Je devenais comme eux, avant ma première manie .J'ai tiré les cheveux de mon fils parce qu'il n'arrivait pas à lire, je l'ai mis dehors dans la nuit, parce qu'il avait répandu du beurre fondu . Oui, je voulais tout contrôler, diriger la vie des miens, sans respect . J'étais une idiote avant ma bipolarité . Celle ci m'a appris la vraie vie, elle m'a sauvée .

 

 

Malgrè tout, j'ai fait un déni de 8 ans, je ne pouvais pas être folle, j'allais m'en sortir rien qu'avec la force de mon esprit . Je prenais plus ou moins mon traitement ; solian 20 mg, sans, je faisais une manie trimestrielle .. J'ai commencé à écrire ; C'était n'importe quoi au début, en grande manie, du vrai délire, une folle . Comme on dit dans le langage commun . En janvier 2009, je commence un blog, poussée par des blogueurs qui n'en pouvaient plus de me voir squatter leurs blogs .Monsieur H m'a si gentiment canalysée longtemps dans son blog sur les mots que j'adorais, et son ami monsieur k m'a conseillé de faire mon propre blog, car j'étais devenue le virus ver00 ., J'avais beaucoup de choses à dire . Sur tout . Mes manies m'avaient permis de penser très vite et beaucoup . Là commence ma vraie vie, je me sens vivante quand j'écris .

Malgrè tout, je refais des manies, qui me permettent d'écrire l'univer00 mais qui usent ma famille, qui n'en peut plus , qui angoisse. Je me souviens de tout, avoir tiré les cheveux de ma fille, en lui disant qu'elle n'était pas vraiment de moi, avoir prêché à la porte du collège de mon garçon, devant ses camarades, pendant qu'il pleurait dans la voiture, incapable de me retenir …Il avait 9 ans quand j'ai fait ma première manie, et ma fille 12 . Ils en ont vu les petits, pardon mes enfants ! Pardon, mon mari ! On est à un tel éloignement de la réalité, on souffre dans sa bulle et on ne voit pas les autres souffrir . Il n'y a plus que soi qui compte … J'ai même baladé mon fils à grande vitesse en ville, en montant sur les ronds points , en doublant tout le monde, et lui de crier … Et mon mari, comme il a du regretter notre rencontre ! Quand je pense que je lui ai écrit une lettre à cette époque relatant tous ses défauts, et expliquant qu'on ne pouvait rester ensemble ! Oui, il a du souvent regretter son insistance à vouloir me garder .. Le jour, ou il a été appelé dans sa classe, il était directeur d'Ecole, parce que sa femme arrêtait les voitures , une bouteille d'alcool à la main , et que le maire du village craignait pour la sortie des écoles … Ce jour même , ou il a du négocier avec la police qui voulait m'emmener au poste ! Et le jour de mon accident, quand je dansais sitôt après, de joie d'avoir bousillé la voiture entre la rue de La Fontaine et celle d'Arras (rue de l'eau ,signe de vie et de l'art de l'as … je vous mets un peu dans mes pensées d'alors … ) , encore un challenge réussi dans ma pauvre tête , pour atteindre le bonheur à la bonne heure ! Et, le jour, ou il a été me chercher au commissariat dans lequel je chantais à tue tête ! Voila, une partie de mes meilleurs exploits de bipolaire en pleine manies . Une vie « trépidante » en fait, angoissante pour les miens, toujours aux aguets , prêts au pire . Jusqu'au jour des ultimatum, de mon mari, de ma fille, du mien …. J'ai failli perdre mon permis, je suis passée au tribunal, avec des déliquants, c'était trop .

 

Et puis mes manies ne m'apprenaient plus rien sur moi, les dernières voulaient sauver le monde, aider les malheureux, c'était récurrent ; La peur du mal avait disparu . J'avais gagné la guerre, je sauvais le monde ! Au fur et à mesure des manies, mon inconscient se nettoyait, de sa peur , de ses rancunes, il faut dire que j'écrivais entre deux, aussi, j'analysais toujours .

 

Alors, j'ai accepté après ma deuxième et dernière hospitalisation de prendre un traitement, que je n'ai plus quitté, l'abilify 5 mg , ( il était à 15 mais avec l'accord de mon psy, nous sommes passés à 5, à cause des angoisses occassionnées ) je l'ai seulement augmenté à 10 mg après une hypomanie, et pour tranquiliser ma fille . Enfin après 8 ans de déni, j'acceptais .

Il m'a fallu perdre tous mes remplacements d'infirmière libérale , mes collègues ne me faisaient plus confiance . Je me suis installée , au fond du trou, plus personne ne croyait en moi, même pas ma famille ….J'ai peint mon cabinet d'infirmière avec presque autant de larmes que de peinture . La peinture tient encore . Ca fait 10 ans maintenant, que je suis installée seule, avec des remplaçants .

Je suis fière de cette réussite, qui est aussi celle des miens , finalement . On a formé un groupe de misère .

 

Si ce n'est une grosse prise de poids, j'aime celle que je suis devenue . Elle répond à ses questions existentielles et elle est en paix, elle peut partir à tout moment vers le firmament .. Et elle va vous les exposer ici .

 

 

1 Les manies .

 

 

Je les ai étudiées à loisir pendant 8 ans de déni, j'oserai dire que mon déni servait à ça ; l'analyse de mes manies. Pourquoi arrivaient elles dans ma vie ? Il y avait une raison, il y a une raison à tout . Je refusais de pêcher par ou j'excellais ; le mental … Mon cerveau ne pouvait buguer comme un vulgaire ordinateur, j'avais confiance en moi, il devait y avoir une cause profonde et j'allais la découvrir . J'ai commencé à essayer de me comprendre à travers mes manies . Elles avaient un sens pour moi, subjectif certes, mais ce n'était pas n'importe quoi ! Comme une chimie détraquée, des neurotransmetteurs déversés à tout va ! Non, mes peurs, mes angoisses venaient de peurs qui étaient bien en moi, qui surgissaient alors en vrac dans ma vie, sans crier gare, et me submergeaient . Impossible de tricher, mon moi profond apparaissait avec ses démons, sans contrôle. J'aurais aimé avoir d'autres témoignages de ce que j'avance, je les ai appellés dans mon blog, sans succès . Mais, il peut être facile d'en trouver, et de prouver que je dis vrai . Parfois, dans la manie, les angoisses sont imagées, symboliques, mais en cherchant en nous, on peut retrouver leurs origines .

C'est pourquoi, je suis persuadée que ces manies ne sont que la manifestation de notre inconscient, ou inconscience comme je l'appelle . D'un inconscient souffrant, certes, mais qui justement j'échappe dans la conscience parce qu'il est malade, en mauvais état, submergé par les rancunes par exemple, ou les défauts refoulés, ou même simplement parce qu'il n'est pas écouté par la conscience trop forte , trop éduquée, trop étriquée . C'est un inconscient poubelle comme je l'appelle, qui pue, qui ne sert à rien , n'éclaire pas la conscience, il s'éteint petit à petit, il meurt à petit feu , encrassé par les défauts dédaignés, repoussés. Alors, l'être n'est pas entier, il n'est écouté qu'avec le filtre de son éducation , son moi profond est étouffé, il ne fait pas ce qu'il doit faire dans sa vie, il n'est que le masque de lui même . Je touche aux causes profondes possibles de la bipolarité et j'en appelle à mes lecteurs bipolaires, pour confirmer cela ......

La manie serait donc l'inconscient du sujet qui veut parler, marquer la conscience de manière forte, accélérée … Et elle réussit si on l'écoute, elle bouleverse la conscience, change les valeurs de la vie ! Elle montre la voie, comme elle me l'a montrée quand j'ai été à Emmaus en pleine manie pour sauver les miséreux, j'ai compris qu'il fallait que je m'investisse dans le bénévolat et je suis rentrée aux restos du cœur . Ca me fait un bien fou . Je fais peu , mais ça m'est nécessiaire et je compte bien faire plus quand j'aurais plus de temps . Mais surtout, ça me correspond, même si je fais figure d'un vilain petit canard parmi les cygnes de ma famille. Ca vient d'une aspiration ancienne profonde, de mon enfance à vrai dire ...

Mais la manie exprimerait aussi un avis différent de celui de la conscience, comme si nous étions deux personnes en une, qui parfois s'affrontent, quand l'être est mal, quand le mal être s'installe . Ce serait donc un ultime espoir de meilleur être, un avertissement à la conscience ; « Je ne vais pas bien, tu dois réagir tout de suite ! » Sinon quoi ? Je me suicide ? Mon être est en jeu, il a besoin d être celui qu'il doit être tout de suite, il a trop attendu !

 

Soit, il a été étouffé par une éducation trop stricte, qui a refoulé ses vraies aspirations, soit lui même refoule son vrai être, en ne voulant être que parfait, et en étouffant sa vraie personnalité, répugnié par ses défauts qui ne sont pourtant que des qualités supérieures , à manier avec parcimonie et dextérité en fonction des stimulis .

 

La manie est le reflet des problèmes inconscient à résoudre, et si l'on prend le temps de l'écouter, de transformer sa conscience , les problèmes se résolvent , l'inconscient se nettoie . Au fur et à mesure des manies, les dilemmes se transforment, et s'apaisent ainsi que la souffrance. C'est cet état que j'ai atteint aujourd'hui, je connais la paix intérieure, avec le sentiment d'avoir répondu à toutes mes questions .

 

 

 

2 Le mal et le bien .

 

 

L'inconscience ou l'inconscient n'est pas une poubelle , il ne doit pas contenir que des défauts , un être entier doit se servir de toutes les qualités au sens large pour préserver son existence , il doit seulement apprendre à le faire à bon escient, en fonction de la demande environnementale. Les défauts sont dits mauvais, parce qu'on les emploie à tort et à travers , il faut se servir de tout, quand c'est vraiment utile, sans vouloir le mal mais pour préserver le bien . C'est le sens de la vie, ce que j'appelle la géométrie spirituelle, qui recherche toujours le sens du bien .

 

Le mal est le binôme existentiel du bien, l'un n'existe pas sans l'autre . Comme Dieu sans le diable, qui est son pire ennemi donc son meilleur ami, le seul à lui montrer «  ses défauts » ou plutôt ses erreurs de dosage des qualités supérieures pour lui permettre de les rectifier .L'inconscient pourrait servir à ça, maintenir dans l'inconscience le binôme opposé à celui qui apparaît dans la conscience . Pour permettre l'existence du concept .

 

 

Soyons réaliste, personne n'est parfait, même pas Dieu, en tout cas, il ne peut pas l'être sans l'imperfection, qui définit la perfection elle même ! L'harmonie de l'être, même divin, s'il existe, est un mélange savant de savoir être et de savoir faire . C'est certes un but à atteindre pour l'amélioration de la race humaine .

 

 

3 Le bipolaire .

 

.

Est un être hyper sensible, il pressent les non dits , j'irais même plus loin, je crois qu'il comprend l'inconscient des autres, voir le sien, il a une relation privilégiée avec l'inconscient , et cela le perturbe, car, il ne le sait pas ; Il appréhende alors toute l'ambiguité humaine, entend les contradictions, les mensonges qui n'en sont pas puisque inconscients pour le sujet lui même ! Rien que cette situation peut le faire plonger dans la manie ! Car elle est très déstabilisante et donne une image néfaste de l'être humain si on n'est pas averti, initié à l'inconscient .

 

Le bipolaire mélange sa conscience et son inconscience, il a accès au deux, ce qui le rend vulnérable car la norme de le permet pas, mais peut aussi le transcender, s'il réussit à comprendre son inconscient et à aggrandir sa conscience pour faire de son être un être entier, au service de son moi profond et non à celui d'une éducation superficielle et dirigée par autrui .

 

C'est un pouvoir extraordinaire, d'agrandir sa conscience d'une partie de son inconscience, rapidement, (même si c'est douloureux ) quand d'autres dits normaux, le font au compte goutte à travers des lapsus ou des rêves …

 

Ces sautes d'humeur s'expliquent par la difficulté de la tâche , parfois il croit réussir à marier son inconscience avec sa conscience, il devient puissant, tout en restant maitre , mais il se laisse emporter par son inconscience et déraille, alors la réalité le rattrape et il déprime . Il touche de près la capacité de son être entier, mais le cerveau n'est pas encore capable de gérer de telles perfections spirituelles .Il doit apprendre à gérer son égo pour respecter celui des autres .

 

Le bipolaire est un précurseur mental, un mutant, un pionnier de la mutation cérébrale , un jour, le cerveau changera, s'aggrandira et ce sera d'une part de l'inconscience , la meilleure part qui viendra dans la conscience .

 

 

4 L'inconscient .

 

Je mets dans l'inconscience, que j'appelle inconscience, tout ce qui n'est pas dans la conscience, mais la grande nouveauté c'est que je lui donne une volonté propre, comme si c'était une seconde personne . D'ou la possibilité de se parler à soi même , ( pas forcément à voix haute, hi hi hi ) , pour se contredire, et trouver à deux voix la bonne solution . Dans l'inconscience, il y aurait la personne que nous pourrions être, peut être surement, celle que nous devons être, celle que nous rêvons d'être, parce que c'est notre devenir, notre finalité sur cette terre .

 

 

La terre serait une plate forme d'expérimentation spirituelle, pour éventuellement un passage « vers l'au delà  » , il y aurait dans l'inconscient, une entité pure et intelligente, que je nommerais « noyau de vie » qui chercherait à améliorer notre être, que l'inconscient entretiendrait en même temps que notre santé, et qui détiendrait un droit de vie ou de mort sur nous , en fonction de notre capacité de perfection .

 

L'inconscient serait un peu l'avenir, il serait hors du temps présent , comme un but à atteindre, une perfection ? Il détiendrait nos connaissances futures, il serait proche du « divin » comme on l'appelle ou du moins du supérieur à nous . En cela, il ne ferait pas d'erreur car très intelligent , les erreurs que l'on connait , n'en seraient pas . Elles prendaient tout leur sens dans l'avenir, pour une raison ou une autre, l'accident serait une volonté de l'inconsciece pour x raisons, soit pour marquer la conscience, soit pour la tuer en désespoir de cause . Comme si l'inconscience pouvait être désespérée de la vie de la conscience . Elle qui mène la danse de l'immunité ….

 

 

 

 

5 Les maladies .

 

 

Ne seraient que le reflet de la santé de l'inconscience .

 

 

Maladies mentales, essayant de changer la conscience radicalement, par la pensée, maladies physiques, essayant de changer le sujet grâce à des situations de vies différentes . Maladies curables, si l'inconscience garde encore espoir de modifier la conscience, aigues ou chroniques selon la difficulté de la tâche, maladies incurables si cet espoir est éteint .

 

 

Ainsi, une fracture pourrait freiner le sujet, lui faire rencontrer d'autres personnes, (soignants ) pour d'autres visions du monde, ou le faire réfléchir davantage en arrêtant sa course effreinée pour lui donner une autre conscience de sa vie, et d'autres buts . De même pour les maladies curables ou non, les incurables pourraient préparer à la perte du corps et de l'individualité terrestre .

 

 

Mais il est possible aussi que l'inconscience encrassée par les rancunes enfouies ou les défauts non utilisés par la conscience, donc inutiles ne soit plus à même d'assumer son rôle de chef d'orchestre de l'immunité et de la santé .

 

 

 

6 Le corps spirituel .

 

 

Le corps est la continuité de l'esprit vers l'extérieur . Ses bras, ses mains son savoir faire, ses jambes , ses pieds son savoir aller . Le corps est un filtre spirituel , il mange l'extérieur pour une meilleure compréhension du monde . Il permet une adaptation adéquate . La recherche d'un corps en harmonie spirituel avec l'extérieur . Il reflète le travail spirituel et l'état d'avancement de celui ci .

 

Les handicapés sont le reflet d'un décalage entre l'esprit du sujet et le temps présent . Une mauvaise adaptation de celui ci aux exigences actuelles . Il se peut que leur intelligence inconsciente soit supérieure à la moyenne et rentre comme l'escargot dans sa coquille , le ferait de peur .

 

 

 

7 L'intelligence .

 

 

 

 

Pourrait se partager entre conscience et inconscience . Elle pourrait rester tapie dans l'inconscience, si elle est trop sensible, trop aiguisée pour le monde actuel . Ainsi, parfois, elle sortirait , grâce aux études et parfois non, choisissant le chemin le moins douloureux pour l'être .

 

 

La bêtise est le bouclier crypté de l'intelligence inconsciente .

 

 

 

Personne n'est idiot, on est juste aux prises avec notre inconscience, lorsqu'aucun accord n'a pas pu se faire avec notre inconscience, pour la révélation de notre être entier, une lutte s'installe en nous . Et comme notre inconscience parle dès que notre conscience faiblit, une dualité apparaît, pour faire de nous un être ambigu et torturé sous l'apparence d' un être idiot sans ligne de conduite . D'ou les contradictions des malades , qui veulent ou ne veulent plus mourir .. par exemple .

 

 

L'intelligence peut apparaître en conscience ou rester dans l'inconscience . C'est un bout du divin ou du supérieur qui est très sensible, et cherche à éviter la souffrance du sujet . Elle prendra des formes différentes, choisira de se montrer ou pas, mais elle est toujours présente en chacun de nous, car nous sommes tous pareils et surtout tous intelligents. Ne prennez pas les gens pour des cons , ce serait leur faire trop de mal !

 

 

 

 9 Pages seulement, et j'ai tout résumé, sauf 2 ou 3 trucs ! Je ne pourrais jamais écrire un livre complet ! 10 ans d'écritures ! Ou bien, je dois me baser sur mon blog , sans écrire à tout va  ce qui me passe par la tête, sinon, je résume, trop l'impression de me répéter !

Que faire ? Je suis novice ...J'aurais voulu faire un livre de mon blog, un blook, mais c'est impossible avec simple site ! Y'a tant de gens qui écrivent pour ne rien dire, moi, j'ai plein de choses à raconter, et je n'y arrive pas ....

 

 
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