Le 25 janvier 2020

Tout va très bien, franchement, je ne regrette plus ma vie .       

 

   Mon mariage est un fiasco mais je ne voudrais pas être sans lui . Sans doute, il me correspond . Je n'ai jamais su quitter mon mari, pour x raisons, mais surtout parce que je ne voulais pas le quitter ! On peut dire, par peur de l'inconnu, par confort, par vénalité, de part l'éducation , on peut dire et trouver toutes sortes de raisons comme à chaque fois en psychothérapie, mais la raison importe peu, le fait est . Et, il est bien, je n'ai besoin d'aucune raison pour dire que je ne souhaite pas le quitter . Sans doute, parce que jamais , je ne l'ai possédé , son esprit est libre,  je le chercherai toujours ; je sais qu'il est bon ,même si souvent, ça ne se voit pas de mon côté !   Je le vois de part son attitude envers les autres, quand sa conscience est optimun . Sinon, il est comme beaucoup, il a renfermé tous ses défauts dans son inconscience, toutes ses rancunes, et il ne fait pas bon être là quand elles sortent . 

 

Mon métier est le plus beau du monde, le plus difficile aussi , toujours à se remettre en cause, suis je une bonne infirmière ?  Pfff,  je peux toujours mieux faire ... Je suppose que beaucoup de soignants sont comme moi . J'en sais rien, peut être que beaucoup aussi, ne sont pas conscients de leurs erreurs, c'est le déni, beaucoup plus confortable .. Je ne suis pas comme cela, je suis cash envers moi même , et envers les autres . Chaque jour j'essaie d'améliorer ma pratique, je me pardonne plus ou moins mes erreurs, et oui, j'en fais encore ... Alors, je me demande si l'inconscient n'y est pas pour quelque chose ... Mais ce ne doit pas être une excuse, même si j'ai "étudié "  tout ça dans mon blog, l'inconscient doit rester inconscient ! Sinon, c'est la mort de la conscience, et avec elle , l'envie de bien faire accordée avec la science actuelle . C'est grave . Aussi, je sais que j'ai toujours voulu bien faire, ça me conforte dans l'idée que je peux me pardonner . Plus ou moins, car la conscience se  rappelle de tout   à  son heure, et c'est bien comme ça . C'est bien normal . Les institutions judiciaires sont en nous comme je l'ai déjà dit . L'incompétence est une culpabilité . J'en prends toute la mesure, et je ne regrette pas mon métier, ni le poids qui pèse sur mes épaules .  

 

   Ma descendance est ma fierté, le résultat marital d'un espoir et d'une patience infinie .   

 

  Mon blog , c'est ma récompense, c'est le jackpot !

 

  Alors, que faire de ces 40 kgs en trop ? Je me pose encore des questions . Oui, je me sens plus stable moralement en étant plus forte physiquement . C'est quoi le rapport ? Il y en a surement un . Complexe . Ou peut être tellement simple ! Le compensation de la manie par la nourriture ? Je compense, c'est sur, je pense et je compense , je pense que je compense . Il y a encore une fois, de multiples raisons pour que je grossisse . 

Je ne veux plus être la pimbêche que j'étais , mince et hautaine . Les femmes grosses me semblent plus humaines, plus compréhensibles , plus drôles . 

Manger, ça déstresse .C'est nerveux . 

C'est comme se gratifier , se dorlotter . Une forme d'amour pour soi . 

Avoir du poids sur terre, plus de matière, c'est rassurant, comme le contraire de disparaitre.  

Grossir est un cercle vicieux, l'estomac s'aggrandit et veut toujours plus . 

Le gout du salé, sucré, gras est addictif . 

Mon anti psychotique peut diminuer ma satiété, mais je n'y crois pas beaucoup . Ou sinon, c'est bien qu'il y a un rapport savant entre bipolarité et nourriture . Mais lequel ? 

Le poids me rend plus calme . Il me stabilise, moralement , physiquement ? Sur terre ? 

 

    Bref, c'est le seul bémol de ma vie, je n'aime plus mon physique . Avant, d'être malade , je ne pensais qu'à mon physique, maintenant, je pense à mon âme et c'est beaucoup moins grave d'avoir ce poids , mais enfin .... Il parait qu'on ne peut pas tout avoir !